ICEA dans la clandestinité!

Ce matin, j’ai reçu un appel d’une tricoteuse de la banlieue de Strasbourg qui m’explique qu’elle avait égaré mon numéro de téléphone et qu’elle n’avait plus l’article paru dans le journal local. Elle a alors appelé la mairie d’Eckbolsheim, visiblement elle se rappelait le nom de la commune. Mais ce qu’elle m’annonça par la suite me fait encore rire maintenant.

Je ne sais pas ce qu’elle a dit exactement, le nom de l’association ou si elle a parlé du projet des 4000 paires de chaussons, mais on lui a répondu que l’association était inconnue à la mairie et qu’elle devait être clandestine. Elle a sans doute insisté puisqu’on lui a dit de patienter une vingtaine de minutes, puis une recherche sur Internet leur a permis de trouver l’association ICEA et son numéro de téléphone.

Il faut savoir qu’à Eckbolsheim, il y a l’OMSALC (Office Municipal des Sports, des Arts, des Loisirs et de la Culture) qui regroupe selon le site de la mairie 27 associations. Cet office a pour but “de soutenir, d’encourager et de provoquer, tout effort et toute initiative tendant à répandre et à développer la pratique de l’éducation sportive, des sports, des arts, des loisirs et de la culture à Eckbolsheim.”

L’association ICEA n’est ni dans les sports, ni dans les arts, ni dans les loisirs et pas non plus dans la culture. ICEA fait du social et du solidaire, elle œuvre en hommage à Dr. Albert Schweitzer, son éthique de la vie et sa fameuse phrase sur notre dette que je me permets de répéter ici:

ICEA dans la clandestinité...“Une dette pèse sur nous et sur notre civilisation. Nous ne sommes pas libres de choisir si nous voulons, oui ou non, faire du bien aux hommes de couleur; nous le devons. Le bien que nous faisons est un acte, non de charité, mais de réparation. Pour chaque homme qui a fait souffrir, il en faut un qui parte et porte secours. Et quand nous aurons fait tout ce qui est en notre pouvoir, nous n’aurons réparé qu’une toute petite partie des fautes commises. Tels doivent être les principes essentiels de toutes les œuvres philanthropiques dans les contrées lointaines.” Je suis quelqu’un qui a besoin de partir et porter secours.

Du reste, quand j’ai entendu il y a longtemps que les subventions de la mairie aux associations tournaient autour de cent euros, j’ai décidé que ce n’était vraiment pas la peine de s’engager dans un cadre qui ne nous correspond de toute manière pas, car leur humanisme n’est que de la façade, alors que chez nous c’est du vécu quotidien. S’engager entièrement, corps et âme et pas un peu par ci et un peu par là.

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